Nous partons donc vendredi prochain, directement après le boulot et la dernière journée d'école. Avis partagés d'ailleurs entre les enfants sur les modalités du départ. Jeanne d'un côté : "vous venez nous chercher à l'école en camping car" et Marthe de l'autre, qui nous a enfin avoué son secret : "c'est trop la honte de voyager en camping car" ! Il semble donc qu'à 13 ans on ait déjà une bonne idée de ce qui craint vraiment...
Bref, nous sommes sur les dents. Au propre comme au figuré d'ailleurs puisque Marthe (toujours elle...) a besoin de passer à peu près toutes les semaine chez l'orthodontiste pour régler des trucs sur son appareil dentaire - on croise les doigts en espérant ne pas avoir à aller en urgence chez un confrère à Ushuaia (fraise entrainée par un moteur à pédales), à Lima, Bogota ou Cancun... Ou pire, aux Etats Unis (cela grèverait fortement le budget du voyage...).
La nouvelle du jour est cependant que nous avons commencé à charger le camping car de nos armes et bagages. C'est à dire que le coffre est déjà plein des trucs "utilitaires" (mobilier de jardin pliable, pas très chic mais indispensable, caisse à outils, pièces de rechange - j'ai un peu de mal à faire la différence entre les plaquettes de frein usagées et les neuves, ça promet... - bonbonne d'eau de secours...). Les enfants ont aussi commencé à charger leurs affaires : doudous et couture pour Jeannette, bouquins en pagaille pour Marthe (on ne se refait pas) et caisse de Lego pour Joseph. Quant à Eléonore, elle a prévu d'emmener 3 kilos de laine (elle s'est mise à feutrer la laine et à sculpter tout ça en chapeaux, chaussons, etc...). Connaissant la masse volumique de la laine, je vous laisse deviner la place qu'il reste pour la cuisine et le pastis !
Et puis aujourd'hui, bien rigolo : le curé du quartier, qu'on adore (hola padre Jorge !) a béni parents, enfants, veaux, vaches, cochons et caravane à grands coups d'eau bénite avec une branchette piquée sur un platane du coin. Nous sommes en Amérique Latine, il faut respecter les traditions...
Pour terminer, quelques prévisions pour la suite : départ prévu vendredi après midi 26 novembre donc. Notre premier objectif est la Peninsula Valdès, à environ 1500 km au sud de Buenos Aires où nous avons rendez vous avec les dernières baleines (c'est la fin de la saison), les orques, dauphins, éléphants de mer, albatros et autres manchots de Magellan... Mais comme nous sommes sur les rotules (outre les préparatifs, le boulot qui continue à 200 km/h, l'école, les CNED et les "asados de despedida" qui s'enchainent, nous assurons aussi à mort avec les enfants : hier, 35 copains de Marthe à la maison pour une boum endiablée jusqu'à minuit passé...) et que l'idée est plutôt de ne pas s'endormir sur la route, on part dormir la première nuit en face de chez Mariela et Christophe, nos cousins allemands installés ici depuis les années 80, à une trentaine de km de Buenos Aires, pour décompresser un bon coup et prendre une dernière vraie douche !
Nous pensons arriver à Puerto Madryn, capitale touristique de la Peninsula Valdès, autour du 5 décembre, on vous écrit de là bas ! Ciao a tutti !
dimanche 21 novembre 2010
samedi 9 octobre 2010
Un premier week end experimental, par Marthe
Pour ce qui est du voyage on a fait 4 jours d'expérience le week end dernier.
L'HORREUR!
on a eu tous les problèmes qu'on peut avoir en 9 mois:
pas de gaz
pas de frigo
pas d'eau chaude
pas d'essence
sentiers trop étroits (j'ai cru qu'on allait tous mourir)
pas d'endroit ou dormir
froid de bete
la terre qui rentre dans le camping car parce qu'une fenêtre de la taille d'une fourmi n'était pas fermée (résultat le camping car était noir de poussiere)
Mais apparemment ça n'a pas suffit pour décourager les autres!
Ils sont tous très contents et impatients!
ah oui j'avais oublie : je suis ressortie avec des bosses plein la tête et plein les fesses
la tête parce que je me suis pris tous les angles des placards et des tiroirs
les fesses parce que comme on n'est pas encore tout a fait des sauvages, j'ai fait mon lit et pour remettre le sac de couchage au fond du lit quand on est assis et ben on lève un peu les fesses. Sauf que comme je dois avoir a peu près 20 centimètres de hauteur entre le matelas et le plafond. Disons que le choc est un peu brutal...
Sur 96 heures, on a entendu a peu près 48 heures de aie de boum de zut de ouch et de cris
ah oui, comme on a une porte aussi a l'arrière c'est bien de l'utiliser et moi j'ai voulu la fermer parce qu'il faisait
froid et je me suis ferme la porte sur le pouce... Je dois avouer que j ai pousse quelques jurons!
Voila je crois que j'ai rempli une page du journal de bord...
samedi 25 septembre 2010
L'aventure est pour l'instant numérique autant que mécanique
Nous voila a maintenant moins de deux mois du grand départ, et a quelques jours du premier vol d'essai (un week end prolonge dans la région de Cordoba), il nous reste a faire la prise en main d'Elliot, mais surtout, beaucoup plus complique : la création du blog !
Il est bientôt minuit, et nous balbutions....
Il est bientôt minuit, et nous balbutions....
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